Matin brun sur Aurillac
Cette année je n'ai pas pu m'inscrire à temps. Qu'à cela ne tienne, j'y suis allé comme spectateur. Quel bonheur de pouvoir vivre autant de spectacles, tant de rencontres et petits moments suspendus.
Difficile de choisir d'après le titre. Quelques compagnies que je connais, que je fonce voir. Chaque jour je me prévoyais de deux à trois représentations à voir, et me laissais flâner vers les autres.
Voici quelques photos de ce périple.
Une scène somme toute assez politisée, avec peut-être le biais que je choisisse ces sujets. Des pièces aussi très perturbantes, de jolies claques. Bref, un moment salutaire. Instant de déconnexion totale pour le fonctionnaire que je suis.
Un peu d'inquiétude, manifestée par une colère sourde qui s'est exprimée le dernier jour, de voir la ville tomber aux mains d'un proche d"un sinistre fossoyeur de la culture (entre autres). La surveillance et la répression sont assumées sans sourciller. Voir un spectacle fendu par un cordon de CRS, les spectateurices poussés, des gens poussés par les camions, les insultes même pas voilées. Et cette année, pour la première fois depuis la dizaine d'années que je vais à Aurillac, le camping sauvage était à moitié vide. Le maire avait annoncé qu'il ne tolérerait pas.
Comment ne pas mettre en perspective avec une des pièces, reprenant matin brun, ou l'habituation à l'inacceptable? Quand la fenêtre d'Overton se déplace il est de notre devoir à chacunE de ne pas fermer yeux, oreilles et bouche.



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