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Dis-parièr 2025

  • benoitcombet
  • 15 oct. 2025
  • 3 min de lecture

Un article de plus pour la journée des dys. Le temps passe et ma vision des choses change (ici Prof et Dys- entre autres, qui reprend les précédents et les développe). Je l'avais déjà dit, je m'apaise. J'ai apprivoisé ce handicap, en faisant même une force.


Un extrait d'un écrit de 2021, la suite à retrouver dans le lien ci-dessus.

Tout d'abord, en introduction, cette phrase d'une responsable d'association de soutien aux DYS, à ma mère: votre fils a réussi, ce n'est pas un vrai dyspraxique... Alors voyons voir une journée de classe. 06h; le réveil sonne. Je me lève et finis de préparer la classe; puis je m'habille et avale la deuxième tasse de café. J'enfile mes chaussures: ah non, pas celles-ci: aujourd'hui il y a patinoire et je vais devoir les enlever, et les relacer. Eh oui, encore à vingt-sept ans c'est un effort. Je choisis quelles chaussures mettre aussi en fonction du temps que j'ai devant moi le matin. J'arrive 1h avant les élèves: c'est que j'en ai besoin de ce temps. Ranger ce que je n'ai pas rangé la veille, préparer les photocopies et les installer à portée de main pour ne pas me mélanger les pinceaux; du CP au CM2 je ne peux pas me permettre de tarder à donner le travail. Et puis, je suis lent; ou plutôt désorganisé. Alors j'arrive quand les couloirs sont encore déserts pour avoir ma tranquillité. Quand les premiers collègues arrivent le café coule. Je suis alors en train d'écrire au tableau la phrase du jour, que tous recopieront dans leurs cahiers. Je leur mettrai la pression pour qu'ils écrivent bien et vite mais si j'arrive aussi tôt c'est aussi pour écrire ces deux lignes assez correctement pour qu'elles soient lisibles. Une autre épreuve ça. Je ne les empêcherai pas de me demander et redemander quelle lettre j'ai écrite mais au moins l'ensemble est correct. Alors j'ai trouvé des solutions et me suis obligé à organiser autrement la classe. Mais je veux continuer à écrire à la main, malgré ce handicap, qu'ils aient conscience que je fais autant d'efforts que je leur en demande.
Iels arrivent et se mettent plus ou moins au travail. M vient me voir et me dit qu'il y a un mot; je lui demande de me le remontrer tout à l'heure, occupé à remettre en place un affichage. C'est que si je ne continue pas ma tâche je passe de l'une à l'autre sans me souvenir de celles que j'avais interrompues. Vient le moment de l'appel. Je finis de préparer les affaires pour la patinoire. Tout y est, ou presque. Où est cette fichue liste avec les pointures des enfants? Ah, oui... Comme tant d'autres cahiers de brouillons elle est sur mon bureau, chez moi. Heureusement qu'ils en ont un double. Je les presse. Le bus passe, on monte. Je mets la main à la poche et je trouve non pas trois billets mais dix, tous mélangés; certains valides d'autres non. Le chauffeur nous laissera passer.


A présent je suis dans une optique de transmission, militante. Directement concerné (débat avec des familles d'enfants ....) je tends la main à celleux qui le vivent au quotidien et cet engagement bénéficie à tout le monde. Alors forcément en ce 14 octobre (passé de quelques minutes à l'heure de rédaction de ce billet) je prends la parole, ou la plume. Voici un extrait de ma journée



Quelques réflexions disparièras

Je disais en 2023 la difficulté d'accéder à un diagnostic. Si cette préoccupation reste, voire s'accentue, d'autres me taraudent.


En formation comme entre collègues nous en parlons. Et se pose la question de la rencontre entre sphère médicale et scolaire. Nous sommes de plus en plus sollicités pour répondre à des questionnaires. Pour autant il n'y a que très peu de communication entre les professionnels de l'éducation et les prises en charges extérieures. Nous prenons donc des responsabilités que nous ne maitrisons pas; un questionnaire "mal" rempli amenant à un retard de diagnostic.


Et puis, ne le nions pas, le nombre d'élèves présentant des TND est particulièrement préoccupant. Que vient-il dire? Sur-diagnostic? Influence de l'environnement? Inadéquation de la société? De l'école? Des tests? Changements? Rappelons que les enseignantEs que nous sommes n'avons pas de formation initialement.


D'autres questions demeurent. En Calandreta nous avons la chance d'une formation Dis-Parièrs, permettant de s'interroger sur nos pratiques d'accueil.

Aussi cet article est-il une esquisse de mes réflexions à l'heure actuelle. Pour le conclure je ne pourrais que vous renvoyer vers la lecture du résumé de mon mémoire.


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